Qui est François WEYERGANS ?
Date de naissance : 2 août 1941 (Etterbeek, Belgique).
Date du décès : 27 mai 2019 (Paris, France) à 77 ans.
Activité principale : écrivain, réalisateur.
Où est la tombe de François WEYERGANS ?
La tombe de François WEYERGANS est située dans la division 14.
La tombe de François WEYERGANS au Cimetière du Montparnasse
Tombe d’écrivain et de cinéaste, visitée par les lecteurs des prix littéraires et les curieux de la vie culturelle parisienne. Les sources publiques décrivent peu d’ornement spécifique.
Biographie de François WEYERGANS
Cinéaste devenu écrivain, Belge devenu Académicien français, François Weyergans était l’homme des métamorphoses et de l’élégance mélancolique. Surnommé le « champion du monde de la procrastination », il a transformé ses retards de manuscrits et ses doutes existentiels en une œuvre littéraire d’une drôlerie et d’une finesse inégalées.
L’enfant du plat pays
Tout commence à Etterbeek, en Belgique, le 2 août 1941. Fils de Franz Weyergans, lui-même écrivain et traducteur, François grandit dans une atmosphère saturée de littérature. Pourtant, son premier amour est visuel. Après des études chez les Jésuites, il s’installe à Paris pour intégrer l’IDHEC (l’école de cinéma). Son destin semble tracé : il sera l’homme de la caméra.
Les années « Cahiers » et le grand écran
Dans les années 60, il entre par la grande porte dans la cinéphilie française en devenant critique aux célèbres Cahiers du Cinéma. Il fréquente Godard, Truffaut, et réalise des documentaires remarqués, notamment sur le chorégraphe Maurice Béjart ou le cinéaste Robert Bresson. En 1972, il réalise son premier long-métrage de fiction, Maléfices, suivi de Couleur Chair. Mais Weyergans se sent à l’étroit dans le dispositif lourd du cinéma. Il a besoin d’une liberté que seule la page blanche peut lui offrir.
L’orfèvre de l’autofiction
Le virage vers la littérature se fait à la fin des années 70. Son style est immédiatement identifiable : un mélange de dérision, d’analyse psychologique et de digressions brillantes. Il excelle dans l’art de se mettre en scène à travers des doubles fictionnels, explorant ses séances de psychanalyse, ses échecs sentimentaux et son incapacité chronique à finir ses livres.
Le succès institutionnel arrive en deux temps forts :
- 1992 : Il reçoit le Prix Renaudot pour La Démence du boxeur.
- 2005 : C’est l’apothéose avec le Prix Goncourt pour Trois jours chez ma mère. Ce livre est un miracle d’humour : il y raconte l’histoire d’un écrivain qui n’arrive pas à écrire le livre que le lecteur est justement en train de lire.
L’habit vert et le dandy parisien
En 2009, cet éternel enfant terrible de la rive gauche entre sous la Coupole. Élu à l’Académie française au fauteuil d’Alain Robbe-Grillet, il apporte au Quai Conti son esprit vif et son anticonformisme. Weyergans était un dandy, un habitué des cafés de Saint-Germain-des-Prés, un homme de nuit qui préférait la conversation aux honneurs, mais qui portait l’habit vert avec une distinction naturelle.
Le dernier silence
Ses dernières années sont marquées par une santé plus fragile et une discrétion accrue. Il s’éteint le 27 mai 2019 à Paris, à l’âge de 77 ans. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage littéraire francophone. Lors de ses obsèques à l’église Saint-Germain-des-Prés, ses pairs académiciens et ses amis artistes ont salué un homme qui, sous couvert de légèreté, avait passé sa vie à traquer la vérité des sentiments.